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Investments in transport and freight transportation

L’émission présentée par Elise Lucet jeudi 22 février à 21h10 sur France 2 montre que les périodes d’incertitude qui ont impacté les Français ont permis à quelques acteurs de notre économie d’engranger des bénéfices records.

À qui bénéficient les turbulences qui affectent notre société ? Si la longue phase du Covid puis le déclenchement de la guerre en Ukraine, qui a nourri le scénario d’une possible pénurie énergétique, ont fragilisé les habitants de l’Hexagone, certains ont su en tirer largement avantage. C’est ce que démontre Cash Investigation dans un nouveau numéro de ce magazine. « Le point commun entre les deux volets de notre enquête, c’est qu’ils illustrent le fait que chaque crise a son lot de profiteurs. Or, ça se fait au détriment du consommateur ou du contribuable », déplore Claire Tesson, sa réalisatrice.
À travers le reportage qu’elle consacre aux géants des analyses médicales, on apprend que c’est ainsi le cas du groupe Inovie, qui possède plus de 500 laboratoires dans notre pays et son concurrent Eurofins, qui est implanté quant à lui sur 900 sites à l’échelle du globe. Le premier a fait rentrer dans son giron en pleine pandémie, Ardian, un fonds d’investissement privé. Depuis la fin de cette crise sanitaire, le groupe s’est ensuite engagé dans une course à la rentabilité, au détriment des salariés et parfois des patients. Le second a utilisé sa très bonne fortune pour effectuer d’énormes achats immobiliers dans le Sud de la France.

Cash Investigation : ces entreprises au comportement peu vertueux
Et Inovie et Eurofins se sont opposés au ministre de la Santé et à l’Assurance Maladie lorsqu’ils ont exigé d’eux des économies sur les actes de routine. « L’État est pris à son propre piège car il a favorisé le regroupement des petits labos. Aujourd’hui, ils sont devenus superpuissants et ont un pouvoir de lobbying », note Claire Tesson. Des comportements peu vertueux qu’elle a pu observer aussi dans le secteur de l’électricité, où des fournisseurs alternatifs, tels Mint ou encore Ohm Énergie auraient spéculé sur les volumes d’électricité achetés très bon marché à EDF afin de doper leur trésorerie. « Là aussi, ce sont des financiers, des intermédiaires ayant tradé sans rien produire en propre qui ont tiré leur épingle du jeu », conclut la journaliste.